Les Ulis, le 06 juillet 2026 à 7H00
RÉSULTATS ANNUELS 2025-2026 DU GROUPE LEXIBOOK : CHIFFRE D’AFFAIRES À 80,0 M€ (+8,1%), RÉSULTAT D’EXPLOITATION STABLE À 8,4 M€ ET RÉSULTAT NET EN LÉGÈRE BAISSE À 7,1 M€ (-3,5 %). EXERCICE 2026-2027 INCERTAIN : ACTIVITÉ ATTENDUE EN REPLI AU T1, RALENTISSEMENT MARQUÉ DE LA LICENCE N°1, CONDITIONS DE RENOUVELLEMENT DES LICENCES DÉGRADÉES ET HAUSSE DES COÛTS LOGISTIQUES ET DES MATIÈRES PREMIÈRES.
Lexibook (ISIN FR0000033599) annonce aujourd’hui ses états financiers annuels pour l’exercice clos au 31 mars 2026. Ces états financiers ont été arrêtés par le Directoire le 26 juin 2026. Les comptes sont audités.
| En K€ | 31 MARS 2026 | 31 MARS 2025 | Variation % |
| Chiffre d'affaires net | 80 042 | 74 012 | 8,1 % |
| Marge Brute | 51 123 | 44 557 | 14,7 % |
| Résultat d'exploitation | 8 368 | 8 098 | 3,3 % |
| EBITDA | 9 880 | 9 721 | 1,6 % |
| Résultat net | 7 115 | 7 372 | -3,5 % |
Aymeric Le Cottier, Président du Directoire de Lexibook, a commenté : « Le Groupe enregistre sur l’exercice 2025-2026 un chiffre d’affaires de 80,0 M€, en hausse de 8,1 %, et un résultat d’exploitation stable à 8,4 M€. Le résultat net s’établit à 7,1 M€, en léger recul de 3,5 %, principalement sous l’effet de pertes de change. Pour l’exercice 2026-2027, le Groupe aborde un environnement marqué par d’importantes incertitudes : les droits de douane américains, une activité attendue en repli au premier trimestre du fait de l’effet de base lié à la licence Stitch, le ralentissement attendu du cycle de vie de cette même licence sur des produits dérivés à forte marge, la dégradation des conditions de renouvellement de plusieurs contrats de licence, une concurrence accrue aux États-Unis, ainsi que les tensions sur les parités de change et la hausse des coûts logistiques et des matières premières. »
| En K€ | 31 MARS 2026 | 31 MARS 2025 | Variation % |
| Chiffre d'affaires net | 80 042 | 74 012 | 8,1 % |
| Coûts d'achat des produits vendus | -28 919 | -29 455 | -1,8 % |
| Marge Brute | 51 123 | 44 557 | 14,7 % |
| Services Extérieurs | -26 433 | -22 400 | 18,0 % |
| Taxes (hors impôt société) | -206 | -58 | 256,0% |
| Dépenses de personnel | -7 385 | -6 713 | 10,0 % |
| Autres produits et charges d'exploitation | -8 731 | -7 288 | 19,8 % |
| Résultat d'exploitation | 8 368 | 8 098 | 3,3 % |
| EBITDA | 9 880 | 9 721 | 1,6 % |
| Coût de l'endettement net | -235 | -305 | -23,0 % |
| intérêts nets relatifs aux contrats de location | -26 | -24 | 10,0%. |
| Autres produits et charges financiers | 72 | 562 | -87,3% |
| Résultat financier | -189 | 233 | -181,4% |
| Résultat Courant avant impôt | 8 179 | 8 331 | -1,8 % |
| Impôt sur le résultat | -1 064 | -959 | 10,9 % |
| Résultat net | 7 115 | 7 372 | -3,5 % |
Chiffre d'affaires et marge :
Sur l’exercice clos le 31 mars 2026, le chiffre d’affaires du Groupe Lexibook s’établit à 80,0 M€, en hausse de 8,1 % par rapport à l’exercice précédent (74,0 M€). Cette progression est principalement portée par les produits sous licence, en particulier la licence Stitch, qui représente environ 36 % du chiffre d’affaires de l’exercice. Le CA FOB recule de 9,4 M€ à 7,9 M€ (-1,5 M€) ; le CA non FOB progresse de 64,6 M€ à 72,2 M€ (+7,6 M€).
Sur l’exercice, la France représente 29 % du chiffre d’affaires (contre 34,2 % en N-1), la croissance étant portée par l’international.
En termes de mix produits, les jouets, l’horlogerie, les jeux électroniques, les appareils photo et les talkies-walkies contribuent à l’activité, sous marques propres et sous licence.
Les ventes sur les canaux digitaux progressent sur l’exercice, en France comme à l’international.
Dans un contexte d’appréciation de l’euro vis-à-vis du dollar et de coûts logistiques élevés, la marge brute du Groupe s’établit à 63,9 % sur l’exercice, contre 60,2 % en N-1. Le Groupe a enregistré des pertes de change (variation de l’impact net de change de -644 K€), des instruments de couverture ayant été mis en place en début d’exercice, avant l’appréciation de l’euro.
Le tableau ci-dessous présente la marge brute, la marge brute retraitée des impacts de change qui sont inclus dans le résultat financier et d’éléments exceptionnels inclus dans la marge brute et la marge 4 nets après participations publicitaires et royalties :
| 31 MARS 2026 | 31 MARS 2025 | Variation en € | Variation en % | |||||
| Chiffre d'affaires net | 80 041 969 | 74 011 747 | 5 988 253 | 8,1 % | ||||
| Coûts d'achat des produits vendus | -28 918 805 | -29 454 950 | 574 950 | -1,8 % | ||||
| Marge brute | 51 123 164 | 44 556 797 | 6 563 203 | 14,7 % | ||||
| Taux de marge brute | 63,9 % | 60,2 % | ||||||
| Impact net de change | -139 488 | 504 441 | -1 148 441 | -127,7% | ||||
| Marge brute retraitée | 50 983 676 | 45 061 238 | 5 414 762 | 13,1 % | ||||
| Taux de marge brute retraitée | 63,7 % | 60,9 % | ||||||
| Participations publicitaires | -11 532 609 | -10 021 816 | -2 178 184 | 15,1 % | ||||
| Royalties | -7 835 137 | -6 423 526 | -252 474 | 22,0 % | ||||
| Marge 4 nets retraitée | 31 615 930 | 28 615 895 | 2 984 105 | 10,5 % | ||||
| Taux de marge 4 nets retraitée | 39,5 % | 38,7 % | ||||||
La marge 4 nets retraitée, après participations publicitaires et royalties, s’établit à 31,6 M€, contre 28,6 M€ en N-1 (+10,5 %), malgré la hausse des investissements publicitaires et l’augmentation de la part des produits sous licence.
EBITDA :
L’EBITDA, résultat d’exploitation majoré des dotations nettes aux amortissements et des dotations nettes aux provisions et dépréciations moins les reprises de provisions et dépréciation, s’établit à 9,9 M€, contre 9,7 M€ en N-1 (+1,6 %).
Résultat d’exploitation :
Les dépenses publicitaires totales, incluant les participations publicitaires auprès des clients, s’établissent à 12,2 M€, contre 10,8 M€ en N-1 (+1,4 M€). Les services extérieurs s’élèvent à 26,4 M€, contre 22,4 M€ en N-1, sous l’effet de la hausse des coûts publicitaires et logistiques liés à l’activité.
Les charges de personnel progressent de 0,7 M€, du fait de bonus provisionnés au titre de la hausse d’activité et de quelques embauches.
Les autres charges et produits d’exploitation augmentent de 1,3 M€, notamment du fait de la hausse des charges de royalties (+1,4 M€) liée à la progression des produits sous licence.
Le résultat d’exploitation du Groupe ressort à 8,4 M€, contre 8,1 M€ en N-1 (+3,3 %), les charges d’exploitation progressant à un rythme comparable à celui de l’activité.
Résultat financier :
La dégradation du résultat financier de - 422 K€ trouve sa source principale dans la variation du résultat net de change sur l’évolution des parités USD/EUR, à - 644 K€, malgré la baisse des charges financières à hauteur de + 70 K€ liées au désendettement du Groupe (remboursement d’une partie des lignes moyen terme pour + 1 187 K€), et des placements de la trésorerie excédentaire. En effet, malgré la hausse d’activité, la baisse du coût de l’endettement est rendue possible grâce à l’excédent de trésorerie générée (la trésorerie nette se porte à 17,3M€ à la clôture) permettant l’optimisation de l’utilisation des lignes de financement court terme.
Les impôts de la période représentent une charge de 1 064 K€ liée à des variations de valeur des actifs d'impôt différés pour 128,0 K€ et à des provisions IS à payer pour 935 K€.
Dans ce contexte, le résultat net consolidé s’établit à 7,115 M€ au 31 mars 2026, en baisse de 3,5 % par rapport au 31 mars 2025 (7,372 M€).
Niveau de stock et d’endettement
Le niveau des stocks nets s’établit à 14,6 M€ au 31 mars 2026 (18,3 % du chiffre d’affaires), contre 17,0 M€ au 31 mars 2025 (23,0 % du CA), soit une baisse de 2,4 M€. Le taux de dépréciation moyen ressort à 17,9 %, contre 12,2 % en N-1.
La trésorerie nette du Groupe s’établit à 13,6 M€ au 31 mars 2026, contre 7,1 M€ au 31 mars 2025. Cette variation résulte principalement de la variation nette de trésorerie (+4 526 K€), partiellement compensée par le remboursement de dettes court terme (-418 K€) et non courantes (-769 K€) ainsi que la variation de l’affacturage (-730 K€). L’endettement net ressort à -13 595 K€, contre -7 146 K€ en N-1.
Perspectives 2026-2027
Le Groupe a présenté ses collections 2026 à la distribution internationale et l’accueil des nouveautés a été positif. Les référencements pour la campagne de Noël 2026 sont encourageants. L’exercice 2026-27 est toutefois attendu en légère baisse par rapport à 2025-26. Le carnet de commandes laisse en effet entrevoir un niveau d’activité en légère décroissance par rapport à l’année dernière sur le T1 en particulier à cause de l’effet « Stitch » dont le film sorti en Mai 2025 avait tiré les ventes vers le haut et qui n'est pas remplacé par d'autres licences aussi fortes.
L’instabilité persistante des relations commerciales entre les États-Unis et le reste du monde, en particulier avec la Chine, constitue un facteur de risque significatif pour l’activité. Étant donné que 100 % des produits de Lexibook sont fabriqués en Chine, toute hausse des droits de douane ou l’absence d’accord commercial durable pourrait fragiliser la compétitivité des produits sur le marché américain. Ce contexte pourrait ainsi freiner la croissance aux États-Unis, marché important pour le développement du Groupe. Les risques sur un essoufflement de la consommation sur les autres territoires sont également réels compte tenu du contexte géopolitique mondial. De manière plus spécifique pour le Groupe, un ralentissement inévitable lié au cycle de vie classique des licences se fait sentir sur la licence Stitch, licence majeure du groupe. Si la dynamique de ralentissement se confirmait, un recul plus significatif pourrait affecter l'exercice 2026-27 voir les exercices suivants si d’autres licences ne prenaient pas le relais, avec un impact potentiel important sur le chiffre d’affaires.
Plusieurs renouvellements de contrats de licence expirant en 2025 ont été signés, cependant les conditions des principaux contrats ont été dégradées significativement par rapport aux précédentes conditions. Le Groupe voit également l’émergence de nouveaux concurrents sur les territoires où il intervient et tente de consolider ses positions pour asseoir son leadership. Aux USA, Lexibook rencontre une concurrence féroce avec des acteurs puissants et implantés de longue date, ce qui complique l’extension des contrats de licences sur la zone, ralentit la croissance du Groupe, détériore les conditions commerciales avec les licensors et augmente les risques. Ces acteurs tentent en effet d’étendre leurs contrats sur les zones et segments traditionnels de la société, ce qui rend les négociations plus difficiles.
Le Groupe met en place des couvertures de change pour couvrir le risque de dépréciation de l’euro. Néanmoins, à date, le groupe n’a couvert que très partiellement le risque de change sur son exercice 2026-2027. Ceci pourrait impacter les marges si le dollar américain venait à s'apprécier contre l'euro ou la livre sterling.
Des tensions sur les coûts logistiques et industriels sont aussi attendues à la suite des récents développements géopolitiques au Moyen-Orient, notamment le conflit impliquant l’Iran et le blocage du détroit d’Ormuz. Cette situation entraîne une hausse significative des prix du fret maritime et des temps de transit, et des coûts du carburant, avec un impact direct sur les chaînes d’approvisionnement internationales.
Par ailleurs, l’augmentation des prix des matières premières, notamment des mémoires, plastiques, ainsi que les révisions tarifaires à la hausse par les usines sur les composants électroniques, accentuent la pression sur les coûts de production.
Ces éléments affectent les délais de livraison et les coûts de revient des produits du Groupe, et pourraient peser sur les marges si ces tensions se maintenaient à leur niveau actuel ou venaient à se dégrader.
Calendrier financier 2025/2026
Mise à disposition du Document d’Enregistrement Universel au 31 Mars 2026 : le 06 juillet 2026
Calendrier financier 2026/2027
A PROPOS DE LEXIBOOK
LEXIBOOK®, propriétaire de plus de 40 marques enregistrées est le leader des produits de loisirs électroniques intelligents pour les enfants. Ce succès est fondé sur une stratégie éprouvée consistant à marier des licences internationales fortes à des produits électroniques grand public à haute valeur ajoutée. Cette stratégie, complétée par une politique d'innovation constante, permet au groupe de s'épanouir à l'international et de développer en permanence de nouvelles gammes de produits sous les marques du Groupe. Avec plus de 35 millions de produits sur le marché, l'entreprise vend désormais un produit toutes les 10 secondes dans le monde entier ! Le capital social de LEXIBOOK est composé de 7 763 319 actions cotées sur le marché Euronext Growth à Paris. ISIN: FR0000033599 – ALLEX; ICB: 3743 – Consumer electronics.
Contacts
LEXIBOOK - Aymeric Le Cottier – CEO – aymericlecottier@lexibook.com
Pièces jointes
L’Opéra de Paris se prépare à l’une des plus longues interruptions de l’histoire du Palais Garnier. La scène de l’édifice inauguré il y a 151 ans sera fermée de 2027 à 2032, soit cinq ans au lieu des deux initialement annoncés, en raison d’un allongement du calendrier des travaux de modernisation lié à la présence de plomb dans la cage de scène. La décision, dévoilée aux quelque 1.500 salariés puis confirmée à l’AFP par le directeur général Alexander Neef, marque un tournant pour une institution dont le vieillissement des bâtiments a été souligné par un rapport de la Cour des comptes.
Au départ, l’Opéra prévoyait un schéma alterné : deux ans de fermeture pour le Palais Garnier entre l’été 2027 et l’été 2029, puis deux ans pour l’Opéra Bastille entre mi‑2030 et mi‑2032. Le nouveau calendrier bouleverse cette organisation. Le chantier du Palais Garnier est désormais étalé sur cinq ans afin de permettre le retrait intégral du plomb dans les dessous et les dessus de scène, sous l’effet d’un renforcement de la réglementation et des exigences des organismes de prévention et de contrôle. En conséquence, les travaux de rénovation des équipements scéniques de Bastille, un temps envisagés à partir de 2030, ne démarreront qu’en 2033, pour une durée de deux ans.
L’objectif reste inchangé : moderniser en profondeur les cages de scène des deux sites, tant sur le plan scénique (machinerie) que sur celui du bâtiment (réseaux, traitement d’air, électricité). Comme dans de nombreux monuments historiques, la présence de plomb au Palais Garnier était connue et faisait déjà l’objet d’un suivi régulier, précise Alexander Neef. Le traitement de ce plomb figurait dans le projet initial, mais la nécessité désormais de le retirer intégralement dans la cage de scène prolonge considérablement l’opération et impose une première phase de chantier centrée sur ce retrait, avec son lot de nuisances, notamment bruits et vibrations.
Pour la direction, cette révision à la hausse du calendrier est assumée. « C’est un choix que nous assumons, un choix de responsabilité, un choix fait pour la pérennité de l’outil de travail », insiste Alexander Neef, qui affirme vouloir éviter d’ouvrir un nouveau chantier dans quelques années. Pendant que le Palais Garnier sera indisponible, l’Opéra de Paris maintiendra ses spectacles lyriques et chorégraphiques à l’Opéra Bastille, resté ouvert, et prévoit une programmation hors les murs dans d’autres salles de la capitale, comme le Théâtre des Champs‑Élysées, le Théâtre du Châtelet, le Théâtre de Chaillot ou le Théâtre de la Ville. La maison lyrique entre ainsi dans une longue période de transition, contrainte par des enjeux sanitaires et techniques, mais présentée comme un investissement pour la durée.