Nexans finalise la cession d’Autoelectric à Motherson
Paris, le 3 juillet, 2026 – Nexans annonce aujourd’hui la finalisation de la cession de son activité de faisceaux de câblage, Autoelectric, à Samvardhana Motherson International Limited (« Motherson »), un fournisseur mondial de premier plan de systèmes et composants automobiles, pour une valeur d’entreprise de 207 millions d’euros.
En 2025 et jusqu’à sa déconsolidation des comptes de Nexans au 1er juillet 2026, l’activité de faisceaux de câblage, ainsi que le segment Industrie et Solutions, ont été classés en activités abandonnées dans les états financiers consolidés du Groupe. Sa contribution reste entièrement exclue des perspectives 2026. L’activité d’Autoelectric a généré en 2025 un chiffre d’affaires annuel courant d’environ 708 millions d’euros et compte près de 13 000 employés.
Avec cette cession, Nexans finalise la rotation de son portefeuille annoncée en 2021, Autoelectric étant la dernière activité hors électrification à quitter le Groupe.
Julien Hueber, Directeur Général de Nexans, a déclaré : « La finalisation de la cession d’Autoelectric marque la dernière étape de la transformation de Nexans en un pure player de l’électrification. Elle renforce notre orientation stratégique, améliore notre discipline d’allocation du capital et positionne le Groupe pour capter pleinement les opportunités offertes par la transition énergétique mondiale. Nous sommes heureux de voir Autoelectric rejoindre Motherson, un fournisseur automobile mondial de premier plan dont l’expertise industrielle en fait un partenaire naturel pour la prochaine phase de développement de cette activité. Je tiens à exprimer sincèrement ma gratitude aux près de 13 000 collaborateurs qui ont contribué à construire cette entreprise au fil des années. Leur expertise, leur engagement sans faille, leur résilience et leur capacité à délivrer des résultats dans certaines des situations les plus exigeantes ont joué un rôle déterminant dans le succès d’Autoelectric. Le Groupe leur souhaite beaucoup de succès alors qu’ils entament ce nouveau chapitre avec Motherson. Nous restons désormais pleinement concentrés sur l’exécution de notre stratégie et la création de valeur à long terme pour nos actionnaires grâce à notre leadership dans l’électrification. »
À propos de Nexans
Nexans, pure player de l’électrification durable, est un acteur mondial de référence dans la conception de systèmes essentiels à la transition vers un avenir connecté, résilient et bas carbone.
Des énergies renouvelables terrestres et offshore aux villes et logements intelligents, Nexans conçoit et déploie des solutions de câblage avancées, des accessoires et des services qui électrifient le progrès de manière sûre, efficace et durable. Fort de plus de 140 ans d’histoire, Nexans s’appuie sur trois activités principales — PWR Transmission, PWR Grid et PWR Connect — pour allier une expertise industrielle approfondie à une innovation de pointe, accélérant ainsi la transition énergétique tout en répondant aux besoins de ses clients. Son modèle unique E3, fondé sur l’Environnement, l’Économie et l’Engagement, guide chacune de ses actions, en alignant la performance sur la raison d’être.
Présent dans 41 pays, Nexans compte 25 700 collaborateurs et a réalisé un chiffre d’affaires standard de 6,1 milliards d’euros en 2025. Nexans s’est engagé à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050, en ligne avec l’initiative Science Based Targets (SBTi), tout en œuvrant pour un meilleur accès à l’énergie à travers la Fondation Nexans.
Nexans est coté sur le marché Euronext Paris, compartiment A.
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olivier.daban@nexans.com
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Pièce jointe
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné six hommes, issus de la mouvance d’ultradroite pronazie, à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour un vaste trafic d’armes. Cinq d’entre eux, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste, au terme d’un procès ouvert le 23 juin et clos vendredi 3 juillet après huit jours d’audience. Les juges ont retenu l’existence d’un réseau structuré gravitant autour de l’extrême droite la plus radicale, où la circulation d’armes côtoyait des projets de violences ciblées.
Selon l’enquête, ce noyau de sympathisants néonazis nourrissait des projets violents visant des juifs, des musulmans, la communauté LGBTQ+ ainsi que des militants de gauche. Parmi les cinq jeunes condamnés figurent deux anciens militaires, dont l’un a été décrit à l’audience comme le pivot du trafic. Cet ex-soldat, élevé dans un environnement marqué par l’antisémitisme et un traditionalisme catholique, a lui aussi écopé de sept ans de prison, mais sans période de sûreté, la procureure estimant qu’il avait en partie « évolué ».
La peine la plus lourde, sept ans de prison assortis d’une période de sûreté aux deux tiers et d’un suivi sociojudiciaire de six ans, a visé le plus jeune des prévenus. Né d’une mère japonaise et d’un père marocain, il a réaffirmé à l’audience son rejet du métissage, tout en expliquant avoir « délaissé certaines thèses » d’ultradroite mais en avoir « gardé d’autres ». Son attitude jugée particulièrement rigide a pesé dans la décision. Son avocate, Dominique Petit, a annoncé son intention de faire appel, ouvrant la voie à un possible second round judiciaire.
Le sixième homme, un policier retraité de 61 ans, a pour sa part été condamné à cinq ans de prison pour trafic d’armes, dont 25 mois assortis d’un sursis probatoire sur trois ans. Les magistrats ont souligné que l’enquête n’avait pas établi qu’il avait conscience d’alimenter des projets d’attentats. La partie ferme de sa peine sera purgée sous bracelet électronique. Ces condamnations, qui frappent un groupe mêlant civils, ex-militaires et ancien policier, illustrent la vigilance accrue de la justice française face aux dérives violentes de l’ultradroite radicale et à la circulation d’armes en marge des institutions.