Le Canada s’est abstenu. CBTU-Canada demande des excuses fédérales.

05.07.2026

TORONTO, 03 juill. 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- La section canadienne de la Coalition des syndicalistes noirs (CBTU-Canada) a lancé une campagne nationale exigeant que le gouvernement fédéral présente des excuses à l’égard du rôle joué par le Canada dans la traite d'Africaines et d’Africains réduits en esclavage.

Le 25 mars 2026, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution déclarant que la traite des Africaines et Africains réduits en esclavage est un crime contre l’humanité. 123 pays ont voté en faveur de cette résolution. Le Canada s’est abstenu et n’a pas expliqué pourquoi. L’abstention du Canada s’inscrit dans le cadre d’une tendance à refuser de reconnaître la traite des Africaines et Africains réduits en esclavage et de présenter des excuses à son sujet malgré les pétitions présentées à la Chambre des communes à maintes reprises à cette fin.

Pour 1,5 million de Canadiennes et Canadiens noirs, le silence n’est pas un gage d’impartialité. Il revient à une déclaration.

La campagne lancée par CBTU–Canada le Jour de l’émancipation, soit le 1er août, incite le gouvernement fédéral à :

  1. Expliquer publiquement son abstention de voter à l’ONU
  2. Reconnaître officiellement le rôle du Canada dans la traite des Africaines et Africains réduits en esclavage
  3. Présenter des excuses fédérales aux Canadiennes et Canadiens noirs

Les Canadiennes et Canadiens peuvent communiquer directement avec leur députée ou député fédéral à l’adresse https://actionnetwork.org/letters/excuses-federales-a-legard-du-role-que-le-canada-a-joue-dans-la-traite-des-africaines-et-africains-reduits-en-
esclavage?source=direct_link&

Le Canada ne doit pas rester sur la touche de l’histoire — encore une fois. 

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Travaux au Palais Garnier : l’Opéra de Paris s’engage dans un marathon de modernisation

05.07.2026

L’Opéra de Paris se prépare à l’une des plus longues interruptions de l’histoire du Palais Garnier. La scène de l’édifice inauguré il y a 151 ans sera fermée de 2027 à 2032, soit cinq ans au lieu des deux initialement annoncés, en raison d’un allongement du calendrier des travaux de modernisation lié à la présence de plomb dans la cage de scène. La décision, dévoilée aux quelque 1.500 salariés puis confirmée à l’AFP par le directeur général Alexander Neef, marque un tournant pour une institution dont le vieillissement des bâtiments a été souligné par un rapport de la Cour des comptes.

Au départ, l’Opéra prévoyait un schéma alterné : deux ans de fermeture pour le Palais Garnier entre l’été 2027 et l’été 2029, puis deux ans pour l’Opéra Bastille entre mi‑2030 et mi‑2032. Le nouveau calendrier bouleverse cette organisation. Le chantier du Palais Garnier est désormais étalé sur cinq ans afin de permettre le retrait intégral du plomb dans les dessous et les dessus de scène, sous l’effet d’un renforcement de la réglementation et des exigences des organismes de prévention et de contrôle. En conséquence, les travaux de rénovation des équipements scéniques de Bastille, un temps envisagés à partir de 2030, ne démarreront qu’en 2033, pour une durée de deux ans.

L’objectif reste inchangé : moderniser en profondeur les cages de scène des deux sites, tant sur le plan scénique (machinerie) que sur celui du bâtiment (réseaux, traitement d’air, électricité). Comme dans de nombreux monuments historiques, la présence de plomb au Palais Garnier était connue et faisait déjà l’objet d’un suivi régulier, précise Alexander Neef. Le traitement de ce plomb figurait dans le projet initial, mais la nécessité désormais de le retirer intégralement dans la cage de scène prolonge considérablement l’opération et impose une première phase de chantier centrée sur ce retrait, avec son lot de nuisances, notamment bruits et vibrations.

Pour la direction, cette révision à la hausse du calendrier est assumée. « C’est un choix que nous assumons, un choix de responsabilité, un choix fait pour la pérennité de l’outil de travail », insiste Alexander Neef, qui affirme vouloir éviter d’ouvrir un nouveau chantier dans quelques années. Pendant que le Palais Garnier sera indisponible, l’Opéra de Paris maintiendra ses spectacles lyriques et chorégraphiques à l’Opéra Bastille, resté ouvert, et prévoit une programmation hors les murs dans d’autres salles de la capitale, comme le Théâtre des Champs‑Élysées, le Théâtre du Châtelet, le Théâtre de Chaillot ou le Théâtre de la Ville. La maison lyrique entre ainsi dans une longue période de transition, contrainte par des enjeux sanitaires et techniques, mais présentée comme un investissement pour la durée.