La Turquie lance un projet pionnier pour protéger les épaves de la Première Guerre mondiale dans les Dardanelles

17.08.2026

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Crédit photo : Alex Dawson Photography

ÇANAKKALE, Turquie, 17 août 2026 (GLOBE NEWSWIRE) -- Une initiative pionnière de conservation a été lancée afin de protéger les épaves historiques de la Première Guerre mondiale dans le détroit des Dardanelles grâce à la protection cathodique, les préservant ainsi pour les générations futures tout en favorisant un tourisme de plongée durable.

Le Deep Heritage Project, mené en partenariat par la Direction du site historique de Gallipoli et le pont et l’autoroute des Dardanelles de 1915, a pour but de préserver l’un des sites de patrimoine culturel sous-marin les plus importants au monde. Le projet comprend une protection cathodique, des relevés bathymétriques ainsi que la numérisation 3D et la modélisation numérique des épaves de Gallipoli, contribuant à la préservation de la biodiversité marine et à leur conservation à long terme.

Les partenaires du projet sont la Direction du site historique de Gallipoli, institution relevant du ministère de la Culture et du Tourisme de Turquie et chargée de la protection du site historique de Gallipoli, ainsi que le pont et l’autoroute des Dardanelles de 1915, projet réalisé par Limak, Yapı Merkezi, DL E&C et SK ecoplant, les partenaires à l’origine du plus long pont suspendu au monde entre ses deux pylônes.

La protection cathodique permet de prévenir la corrosion sans modifier physiquement les épaves. Des anodes en zinc installées à proximité des épaves ralentissent la corrosion, préservant à la fois les structures historiques et les habitats marins qui se sont développés autour d’elles depuis plus d’un siècle.

La première application de cette méthode a été achevée sur le HMS Louis, un destroyer de 82 mètres de la Royal Navy britannique reposant à 13 mètres sous la surface dans le parc historique sous-marin de Gallipoli. L’épave est ainsi devenue la première à être protégée dans le cadre du Deep Heritage Project.

Le projet a été officiellement lancé à Gallipoli, Çanakkale, en Turquie, les 23 et 24 juin 2026, à l’occasion d’un événement destiné à présenter l’initiative aux médias turcs et internationaux. L’événement s’est déroulé en présence d’İsmail Kaşdemir, président de la Direction du site historique de Gallipoli, et de Murat Sarıkaya, directeur financier (CFO) du pont et de l’autoroute des Dardanelles de 1915. Le photographe sous-marin suédois de renommée internationale Alex Dawson a également documenté l’épave protégée.

Le projet contribuera à préserver l’un des sites de patrimoine culturel sous-marin les plus importants au monde, tout en favorisant la biodiversité marine, la recherche scientifique et un tourisme de plongée durable, contribuant ainsi à la durabilité environnementale et au développement économique de la région.

Çanakkale Motorway and Bridge Construction Investment and Operation Inc. (ÇOK A.Ş.) a été créée en 2017 afin de réaliser le projet du pont et de l’autoroute des Dardanelles de 1915.

Pour plus d’informations, veuillez cliquer sur le lien ci-dessous :
https://www.dropbox.com/DeepHeritage

Contact presse : corporate_communications@1915canakkale.com 

Une photo annexée au présent communiqué est disponible à l’adresse suivante : 

A photo accompanying this announcement is available at https://www.globenewswire.com/NewsRoom/AttachmentNg/9166c1ab-e7d8-4c08-9893-b49f8454de90/fr


La cour d’appel de Paris acquitte l’ex-dirigeant d’ETA et débloque la euro-ordonnance espagnole

05.07.2026

La justice française a refermé jeudi un chapitre clé du long parcours judiciaire de José Antonio Urrutikoetxea, dit Josu Ternera, figure historique de l’organisation armée basque ETA. La cour d’appel de Paris l’a acquitté du chef d’« association de malfaiteurs terroriste » pour la période 2002-2005, estimant qu’il n’existait pas de preuves suffisantes de son appartenance à l’organisation durant ces années où il vivait en clandestinité sur le territoire français. Cette décision met fin au dernier dossier encore ouvert contre lui en France, après plus de quatre ans de procédures depuis son arrestation dans les Alpes en mai 2019.

Les magistrats parisiens ont jugé que les éléments avancés par le parquet – principalement des empreintes digitales et des traces ADN retrouvées dans des caches ou appartements de l’ETA à Lourdes et Villeneuve-sur-Lot en 2002 et 2005 – ne permettaient pas de démontrer ni les éléments matériels ni l’intention criminelle nécessaires à une condamnation. La présidente du tribunal a donc prononcé l’absolution, à rebours des réquisitions du ministère public, qui réclamait cinq ans de prison avec sursis et une mesure d’expulsion définitive du territoire français. Le parquet conserve la possibilité de faire appel de ce jugement, faute de quoi il deviendra définitif.

Paradoxalement, cet acquittement ne rapproche pas l’ancien dirigeant d’ETA d’une remise en liberté durable, mais d’un transfert vers l’Espagne. La disparition de toute affaire pendante en France fait tomber la dernière barrière juridique à l’exécution des mandats d’arrêt européens émis par la justice espagnole. La cour d’appel de Paris avait déjà accepté, début juin, le principe d’une euro-ordonnance de l’Audiencia Nacional, mais en avait différé l’exécution dans l’attente de la décision sur ce dernier dossier. Avec l’absolution de jeudi, la voie est désormais libre pour sa remise aux autorités judiciaires espagnoles.

Âgé de 75 ans et souffrant de problèmes de santé, Josu Ternera est réclamé par Madrid dans le cadre de deux procédures distinctes. L’une porte sur sa présumée implication dans l’attentat contre la caserne de la Garde civile à Saragosse en 1987, qui avait fait onze morts, dont cinq enfants. L’autre enquête concerne la supposée utilisation du réseau de herriko tabernas, des bars liés à la mouvance abertzale, pour le financement d’ETA. Après plus de seize ans de cavale, son arrestation en 2019 avait relancé ces dossiers côté espagnol. Désormais, avec la fermeture du contentieux français, la décision parisienne marque un tournant : elle ne disculpe pas l’ancien responsable basque des affaires instruites en Espagne, mais en rapproche au contraire l’examen par les tribunaux de l’autre côté des Pyrénées.