Communiqué de presse
Montrouge, le 3 juillet 2026
Crédit Agricole détient désormais 29,3% du capital de Banco BPM
Crédit Agricole S.A. (« Crédit Agricole ») a notifié les autorités italiennes et Banco BPM SpA (« Banco BPM ») qu'elle a franchi le seuil de 25% et détient actuellement 29,3% du capital de Banco BPM.
Cette participation supplémentaire a été constituée par des achats d'actions sur le marché et par un instrument dérivé.
Le Crédit Agricole est présent de longue date sur le marché italien et reste engagé à soutenir l'économie italienne. L'augmentation de la participation est cohérente avec la stratégie de Crédit Agricole en tant qu'investisseur de long terme et partenaire de Banco BPM dans son développement. Elle renforce nos partenariats industriels en crédit à la consommation, en assurance non-vie, en prévoyance et assurance emprunteur et souligne l’appréciation très positive du Crédit Agricole quant aux qualités intrinsèques de Banco BPM : une franchise solide avec des perspectives financières favorables.
Cette participation supplémentaire devrait avoir un impact total d’environ -35 points de base sur le ratio CET 1 de Crédit Agricole au deuxième trimestre 2026.
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Pièce jointe
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné six hommes, issus de la mouvance d’ultradroite pronazie, à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour un vaste trafic d’armes. Cinq d’entre eux, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste, au terme d’un procès ouvert le 23 juin et clos vendredi 3 juillet après huit jours d’audience. Les juges ont retenu l’existence d’un réseau structuré gravitant autour de l’extrême droite la plus radicale, où la circulation d’armes côtoyait des projets de violences ciblées.
Selon l’enquête, ce noyau de sympathisants néonazis nourrissait des projets violents visant des juifs, des musulmans, la communauté LGBTQ+ ainsi que des militants de gauche. Parmi les cinq jeunes condamnés figurent deux anciens militaires, dont l’un a été décrit à l’audience comme le pivot du trafic. Cet ex-soldat, élevé dans un environnement marqué par l’antisémitisme et un traditionalisme catholique, a lui aussi écopé de sept ans de prison, mais sans période de sûreté, la procureure estimant qu’il avait en partie « évolué ».
La peine la plus lourde, sept ans de prison assortis d’une période de sûreté aux deux tiers et d’un suivi sociojudiciaire de six ans, a visé le plus jeune des prévenus. Né d’une mère japonaise et d’un père marocain, il a réaffirmé à l’audience son rejet du métissage, tout en expliquant avoir « délaissé certaines thèses » d’ultradroite mais en avoir « gardé d’autres ». Son attitude jugée particulièrement rigide a pesé dans la décision. Son avocate, Dominique Petit, a annoncé son intention de faire appel, ouvrant la voie à un possible second round judiciaire.
Le sixième homme, un policier retraité de 61 ans, a pour sa part été condamné à cinq ans de prison pour trafic d’armes, dont 25 mois assortis d’un sursis probatoire sur trois ans. Les magistrats ont souligné que l’enquête n’avait pas établi qu’il avait conscience d’alimenter des projets d’attentats. La partie ferme de sa peine sera purgée sous bracelet électronique. Ces condamnations, qui frappent un groupe mêlant civils, ex-militaires et ancien policier, illustrent la vigilance accrue de la justice française face aux dérives violentes de l’ultradroite radicale et à la circulation d’armes en marge des institutions.