Communiqué de presse Canet-en-Roussillon, le 3 juillet 2026 à 8h
Point sur l’incendie survenu sur le site de Canet-en-Roussillon
De violents incendies se sont déclarés hier à Canet en Roussillon (66) et ses alentours.
Outre la violence des incendies, la propagation de ces feux a été accélérée par des conditions de sécheresse et de vent extrêmement défavorables.
Touchant 3 campings de la commune, proche du pôle nautique, l’efficacité des services d’Etat et municipaux ont permis d’évacuer l’ensemble des personnels des entreprises du pôle nautique, évitant ainsi des dommages humains.
La propagation du feu a atteint rapidement le site de Canet en Roussillon qui produit le BALI 5.8 et le CATANA OC 50. Deux bâtiments ont malheureusement été détruits par les flammes, accueillant des lignes d’assemblage du BALI 5.8 et du CATANA OC 50.
Heureusement, la grande énergie déployée par les sapeurs-pompiers ont permis de préserver l’atelier polyester du site ainsi que tous les moules des deux modèles, qui ont pu être évacués grâce à la mobilisation de salariés du site tout au long de la nuit. Cette situation reste cependant encore conditionnelle et la vigilance reste de mise avec des conditions climatiques toujours à risques.
La prochaine étape sera de procéder à l’évaluation précise des dommages matériels et de l’ampleur des conséquences opérationnelles, ainsi qu’évaluer les mesures possibles de reprise d’activité en lien avec les services d’Etat concernés et les assureurs du Groupe.
Un communiqué de mise à jour sera publié dès que la société disposera d’une évaluation plus précise de la situation.
Prochain rendez-vous :
Chiffre d’affaires du T3, le 15 juillet 2026
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Pièce jointe
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné six hommes, issus de la mouvance d’ultradroite pronazie, à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour un vaste trafic d’armes. Cinq d’entre eux, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste, au terme d’un procès ouvert le 23 juin et clos vendredi 3 juillet après huit jours d’audience. Les juges ont retenu l’existence d’un réseau structuré gravitant autour de l’extrême droite la plus radicale, où la circulation d’armes côtoyait des projets de violences ciblées.
Selon l’enquête, ce noyau de sympathisants néonazis nourrissait des projets violents visant des juifs, des musulmans, la communauté LGBTQ+ ainsi que des militants de gauche. Parmi les cinq jeunes condamnés figurent deux anciens militaires, dont l’un a été décrit à l’audience comme le pivot du trafic. Cet ex-soldat, élevé dans un environnement marqué par l’antisémitisme et un traditionalisme catholique, a lui aussi écopé de sept ans de prison, mais sans période de sûreté, la procureure estimant qu’il avait en partie « évolué ».
La peine la plus lourde, sept ans de prison assortis d’une période de sûreté aux deux tiers et d’un suivi sociojudiciaire de six ans, a visé le plus jeune des prévenus. Né d’une mère japonaise et d’un père marocain, il a réaffirmé à l’audience son rejet du métissage, tout en expliquant avoir « délaissé certaines thèses » d’ultradroite mais en avoir « gardé d’autres ». Son attitude jugée particulièrement rigide a pesé dans la décision. Son avocate, Dominique Petit, a annoncé son intention de faire appel, ouvrant la voie à un possible second round judiciaire.
Le sixième homme, un policier retraité de 61 ans, a pour sa part été condamné à cinq ans de prison pour trafic d’armes, dont 25 mois assortis d’un sursis probatoire sur trois ans. Les magistrats ont souligné que l’enquête n’avait pas établi qu’il avait conscience d’alimenter des projets d’attentats. La partie ferme de sa peine sera purgée sous bracelet électronique. Ces condamnations, qui frappent un groupe mêlant civils, ex-militaires et ancien policier, illustrent la vigilance accrue de la justice française face aux dérives violentes de l’ultradroite radicale et à la circulation d’armes en marge des institutions.