
Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme va fermer d’ici au 30 novembre son bureau au Burkina Faso, ont annoncé jeudi les services de Volker Türk. La décision intervient trois mois après la suspension, pour une durée indéterminée, des activités de l’institution par les autorités de Ouagadougou, à la suite notamment d’un appel onusien à « préserver l’espace civique » dans le pays.
« Je regrette profondément la décision des autorités burkinabè de suspendre pour une durée indéterminée nos opérations dans le pays et le fait que les échanges intensifs menés avec elles depuis lors n’aient pas permis de régler la situation », a déclaré le haut-commissaire. Selon lui, cette suspension a eu « un impact direct et considérable » sur la capacité de son bureau à mettre pleinement en œuvre son mandat, le conduisant à « décider de mettre progressivement fin » à la présence de l’agence onusienne au Burkina Faso.
Le bureau du Haut-Commissariat avait été installé en octobre 2021, dans un contexte marqué depuis par une transition politique et un durcissement de la ligne des autorités vis-à-vis des acteurs extérieurs. Le pays est dirigé par un régime militaire conduit par le capitaine Ibrahim Traoré depuis le coup d’État de septembre 2022, et mène une politique revendiquée comme souverainiste, décrite comme répressive envers les voix critiques et hostile aux partenaires occidentaux, tout en affirmant ne pas se définir comme une démocratie.
Malgré la fermeture annoncée, Volker Türk insiste sur la volonté de maintenir un canal de coopération avec Ouagadougou. « Malgré cette fermeture, mon bureau et moi-même demeurons déterminés à soutenir le gouvernement, les institutions nationales, la société civile et les autres parties prenantes, ainsi qu’à coopérer avec eux, afin de continuer à promouvoir et à protéger les droits humains au Burkina Faso », a-t-il assuré. La fin de la présence physique du Haut-Commissariat dans le pays ouvre ainsi une nouvelle phase, plus distante, dans la relation entre l’ONU et les autorités burkinabè autour des enjeux de droits humains.

Depuis le 2 juillet 2026, le pass Navigo Annuel franchit une nouvelle étape dans sa dématérialisation en arrivant sur les smartphones Android. Les abonnés franciliens dotés d’un forfait annuel classique ou senior peuvent désormais transférer leur titre sur un mobile compatible et valider directement aux portiques avec leur téléphone, sans même avoir à le déverrouiller. Une évolution attendue de longue date par les usagers, alors que les tickets et forfaits courts (Jour, Semaine, Mois, Liberté+) étaient déjà passés au numérique.
Le déploiement concerne 1,3 million d’abonnés, qui paient 998 euros par an pour circuler sur l’ensemble des zones d’Île-de-France. Île-de-France Mobilités étale l’opération sur deux semaines afin de gérer progressivement les transferts de titres. Cette bascule du support physique vers le smartphone intervient deux ans après la dématérialisation du passe mensuel, un décalage expliqué par des contraintes techniques et réglementaires, notamment liées à la lutte contre la fraude, estimée à 700 millions d’euros par an dans les transports franciliens.
Si les détenteurs de smartphones Android sont les premiers servis, la bascule ne sera pas immédiate pour tous. Les utilisateurs d’iPhone et d’Apple Watch devront patienter jusqu’à septembre 2026 pour intégrer leur Navigo Annuel à leur appareil. Les 1,4 million d’étudiants titulaires du forfait Imagine R devront, eux, attendre septembre 2027 pour bénéficier du même niveau de dématérialisation. Île-de-France Mobilités assume ainsi un calendrier progressif et inégal selon les publics, après plusieurs reports qui avaient suscité l’exaspération d’une partie des usagers.
Concrètement, les abonnés éligibles doivent passer par l’application Île-de-France Mobilités. Une fois l’application installée, il leur faut se connecter à l’onglet « Mon Espace », puis sélectionner l’option « Transférer mon Navigo Annuel ». Si le profil est compatible, l’abonnement est basculé sur le smartphone, qui devient alors le titre de transport unique. Pour l’autorité organisatrice, cette étape marque « une nouvelle étape de la simplification des déplacements en Île-de-France », tout en s’inscrivant dans une stratégie plus large de modernisation des titres de transport et de réduction de la fraude.