
Taiwanese prosecutors have intensified an investigation into alleged large-scale budget inflation at state-owned CPC Corp.’s third liquefied natural gas receiving terminal, launching a fourth round of coordinated searches targeting construction contractor Royal Chang Construction Co. and related parties. The Taipei District Prosecutors Office ordered investigators from the Agency Against Corruption and the Investigation Bureau to fan out across 27 locations, summoning 14 people for questioning in connection with the Guantang LNG terminal’s offshore breakwater works.
The probe centers on claims that the budget for the Guantang terminal’s "outer extension" breakwater project was repeatedly marked up in a short period. According to an anonymous complaint backed by a key audio recording cited in multiple reports, the original estimate of about NT$94 billion ($2.9 billion) rose through at least four rounds of increases to a final contract value of NT$253 billion. The recording is said to suggest that the price escalation was driven from the CPC side, with a specified construction firm ultimately winning the contract under a "most advantageous tender" mechanism.
Prosecutors began looking into the case last year after receiving the anonymous submission. To secure documents and electronic records, they carried out three search operations between December and early January that covered CPC, engineering consultant CECI Engineering Consultants’ Taiwan unit, and residences and offices of individuals linked to the project, seizing materials from a total of 11 sites and bringing in former CECI chairman Shih Yi-fang and others for questioning. All those questioned in those rounds, as well as the 14 individuals brought in following the latest searches, were released after questioning as the investigation continues.
The scale and pace of the inquiry has drawn political scrutiny. Opposition lawmaker Lo Chih-chiang has criticized what he describes as slow progress in moving from initial complaints, which he says date back to 2022, to raids on the winning contractor, questioning why the latest search of Royal Chang came months after earlier actions against CPC and consultants. Lo has also highlighted CPC’s high leverage and reliance on state-backed financing as reasons for closer oversight of major capital spending. The Ministry of Economic Affairs said it had already conducted an administrative probe at the request of the Legislative Yuan and forwarded its findings to prosecutors in January, while CPC has pledged to keep cooperating with judicial authorities in an effort to clarify the facts.

Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.
En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.
La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.
Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.