
Taipei is doubling down on efforts to cut consumption of single-use beverage cups, rolling out a city-backed discount that rewards customers for bringing their own containers to popular hand-shaken drink chains. From July 2 through Dec. 31, consumers who visit participating Taipei outlets of Milksha (迷客夏) and TEA TOP on Thursdays will receive a NT$10 discount per drink when they use a reusable cup, up from the standard NT$5 required by national rules.
The program, jointly launched by the Taipei Environmental Protection Department and the two chains, covers 46 Taipei stores and is capped at 50 discounted drinks per outlet each Thursday. The NT$10 reduction combines the existing NT$5 price difference that chains must offer under the "Restrictions on the Use of Disposable Beverage Cups" with an additional NT$5 subsidy from the city. The offer does not apply to prepaid or stored-value orders, and outlets in other municipalities continue to provide only the basic NT$5 discount.
Taipei officials say the initiative builds on a smaller 2023 pilot with five brands and 18 outlets that generated 4,385 instances of reusable-container use between Sept. 18 and Oct. 9. By expanding the scope and duration and partnering with high-traffic milk tea brands, the city estimates the latest round could spur about 50,000 drinks served in personal cups, cutting a similar number of disposable cups from the waste stream. Authorities argue that as more people adjust their daily purchasing habits, the cumulative impact on waste reduction, resource use and environmental pressure will become increasingly significant.
The city is also tying the push to its digital payments ecosystem. Consumers who register for the "Plastic Reduction EasyLife" (減塑EasyLife) campaign in the EasyCard Pay (悠遊付) app and link a mobile barcode can earn additional rewards when they buy drinks in reusable cups and opt for cloud invoices, on top of the price discount offered at the counter. Taipei officials frame the effort as a public–private partnership designed to make environmentally friendly behavior financially attractive, positioning the weekly rebate as both a way to trim beverage costs and a step toward a longer-term shift away from disposable cups in one of the world’s most beverage-focused urban markets.

L’Opéra de Paris se prépare à l’une des plus longues interruptions de l’histoire du Palais Garnier. La scène de l’édifice inauguré il y a 151 ans sera fermée de 2027 à 2032, soit cinq ans au lieu des deux initialement annoncés, en raison d’un allongement du calendrier des travaux de modernisation lié à la présence de plomb dans la cage de scène. La décision, dévoilée aux quelque 1.500 salariés puis confirmée à l’AFP par le directeur général Alexander Neef, marque un tournant pour une institution dont le vieillissement des bâtiments a été souligné par un rapport de la Cour des comptes.
Au départ, l’Opéra prévoyait un schéma alterné : deux ans de fermeture pour le Palais Garnier entre l’été 2027 et l’été 2029, puis deux ans pour l’Opéra Bastille entre mi‑2030 et mi‑2032. Le nouveau calendrier bouleverse cette organisation. Le chantier du Palais Garnier est désormais étalé sur cinq ans afin de permettre le retrait intégral du plomb dans les dessous et les dessus de scène, sous l’effet d’un renforcement de la réglementation et des exigences des organismes de prévention et de contrôle. En conséquence, les travaux de rénovation des équipements scéniques de Bastille, un temps envisagés à partir de 2030, ne démarreront qu’en 2033, pour une durée de deux ans.
L’objectif reste inchangé : moderniser en profondeur les cages de scène des deux sites, tant sur le plan scénique (machinerie) que sur celui du bâtiment (réseaux, traitement d’air, électricité). Comme dans de nombreux monuments historiques, la présence de plomb au Palais Garnier était connue et faisait déjà l’objet d’un suivi régulier, précise Alexander Neef. Le traitement de ce plomb figurait dans le projet initial, mais la nécessité désormais de le retirer intégralement dans la cage de scène prolonge considérablement l’opération et impose une première phase de chantier centrée sur ce retrait, avec son lot de nuisances, notamment bruits et vibrations.
Pour la direction, cette révision à la hausse du calendrier est assumée. « C’est un choix que nous assumons, un choix de responsabilité, un choix fait pour la pérennité de l’outil de travail », insiste Alexander Neef, qui affirme vouloir éviter d’ouvrir un nouveau chantier dans quelques années. Pendant que le Palais Garnier sera indisponible, l’Opéra de Paris maintiendra ses spectacles lyriques et chorégraphiques à l’Opéra Bastille, resté ouvert, et prévoit une programmation hors les murs dans d’autres salles de la capitale, comme le Théâtre des Champs‑Élysées, le Théâtre du Châtelet, le Théâtre de Chaillot ou le Théâtre de la Ville. La maison lyrique entre ainsi dans une longue période de transition, contrainte par des enjeux sanitaires et techniques, mais présentée comme un investissement pour la durée.