
Major Philippine lenders are accelerating a shift toward low-cost or free digital fund transfers as new rules from the Bangko Sentral ng Pilipinas (BSP) push banks to align fees with actual processing costs. Finance Secretary Frederick Go said he is optimistic that almost all digital transactions, including interbank and intrabank movements, will eventually be free, following recent announcements from Bank of the Philippine Islands and Rizal Commercial Banking Corp.
BPI, controlled by the Ayala group, has permanently removed transfer fees for transactions made through InstaPay and PESONet on its digital channels starting July 1, 2026. RCBC is set to follow with a broader waiver of InstaPay charges via its Pulz mobile app beginning July 4, 2026. The Yuchengco-led bank said customers will be able to make up to 30 InstaPay transfers per month for free, with a minimum of P100 per transaction, after which a P10 fee will apply or for transfers below the threshold.
The fee cuts come as the BSP enforces a revamped pricing framework for electronic payments. Under Memorandum 2026-025, which implements Circular 1238, digital transaction fees must be based on actual processing expenses, remain lower than over-the-counter charges, and ensure that recipients receive the full amount sent. BSP Governor Eli Remolona Jr. said he expects more lenders to waive interbank fund transfer fees as the central bank limits the gap between intrabank and interbank pricing to the so-called “switch cost” — estimated at P1.50 per transaction — or the cost of routing payments through a network.
The new regime also follows the lifting of a moratorium on changes to InstaPay and PESONet fees and the rollout of zero-fee payments for small merchants, part of the regulator’s broader effort to promote fair and transparent electronic payment pricing. InstaPay, launched by the BSP in 2018, enables real-time fund transfers across banks and electronic money issuers and has become a key rail for the country’s rapidly expanding digital payments market. As banks trim fees and layer on app-specific incentives, competition with rival lenders and financial technology firms is intensifying, reinforcing the government’s push to steer more transactions away from cash and into formal, digital channels.

Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.
En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.
La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.
Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.