München Klinik Harlaching zieht im laufenden Betrieb in 255-Millionen-Neubau um

10.06.2026


In München läuft einer der anspruchsvollsten Klinik-Umzüge der vergangenen Jahre: Die München Klinik Harlaching verlegt ihren gesamten Betrieb aus dem alten Hauptgebäude in einen direkt benachbarten Neubau. Der Transfer erfolgt bei laufendem Betrieb und ist auf zwei Tage terminiert. Rund 280 Patientinnen und Patienten – vom Frühgeborenen bis zur hochbetagten Greisin – sollen bis Mittwochabend ihre neuen Zimmer bezogen haben. Den symbolischen Auftakt markierte ein Frühchen, das als erstes durch einen eigens errichteten Verbindungstunnel in das neue Gebäude gebracht wurde.

Der Ablauf des Umzugs ist minutiös geplant, die Belastung für Personal und Organisation hoch. Seit Tagen bereitet das Team den Wechsel vor, etwa 3.500 Kartons wurden gepackt, ohne dass die umfangreiche Medizintechnik darin enthalten wäre. Der kaufmännische Geschäftsführer, Tim-Oliver Guderjahn, zog während der heißen Phase eine erste Zwischenbilanz: Man sei insgesamt sehr zufrieden, dennoch bleibe noch viel Arbeit. Was sich aktuell im Stadtteil Harlaching abspielt, ist nach interner Einschätzung mit dem Umzug eines kompletten Dorfs vergleichbar.

Besonders aufwendig ist die Verlagerung der technischen Infrastruktur. Etwa die Hälfte der bislang genutzten Diagnosetechnik wechselt mit in den Neubau. Empfindliche Geräte werden von Spezialfirmen zerlegt, verpackt und nach nur wenigen Metern Transportweg im Lastwagen wieder aufgebaut. Größere Anlagen wie ein Magnetresonanztomograf (MRT) wurden vielfach direkt im Neubau installiert. Möbel und Computer wurden weitgehend neu beschafft; die Klinik nutzte dafür reguläre Ersetzungszyklen, um den Technologie- und Ausstattungsstand zugleich zu modernisieren.

Der Neubau der Klinik Harlaching im Süden der bayerischen Landeshauptstadt ist seit 2020 entstanden und kostet rund 255 Millionen Euro. Er steht unmittelbar neben dem bisherigen Hauptgebäude, das im Laufe des kommenden Jahres abgerissen werden soll. Ab Donnerstag soll die komplette klinische Versorgung im neuen Haus stattfinden. Harlaching gehört zur höchsten Versorgungsstufe und hat damit eine zentrale Funktion für die stationäre medizinische Betreuung in München – der erfolgreiche Umzug bei laufendem Betrieb gilt daher als entscheidender Test für Logistik und Resilienz des kommunalen Klinikverbunds.

Le maire de Cannes attaque les figures du macronisme au lancement de sa campagne

05.07.2026


En choisissant Saint-Raphaël (Var) pour lancer sa campagne présidentielle, David Lisnard a donné le ton d’une candidature construite contre ce qu’il décrit comme la continuité du pouvoir actuel. Devant près de 1.500 personnes selon les organisateurs, le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF) a pris pour cibles les figures pressenties du camp macroniste pour 2027, notamment l’ancien Premier ministre Édouard Philippe et l’ex-chef du gouvernement Gabriel Attal. « Pourquoi vouloir à nouveau tenter de nous dire que le seul choix rationnel et raisonnable en 2027 serait de reconduire ceux qui ont gouverné et échoué ? », a-t-il lancé.

Candidat libéral, David Lisnard a rompu au printemps avec Les Républicains pour se présenter en solo à la présidentielle. Cette prise de distance s’est doublée d’une attaque frontale contre ce qu’il appelle « un petit monde parisien » qu’il dit avoir « découvert » via ses fonctions à la tête de l’AMF. Il décrit un milieu qui « fréquente les mêmes cercles, les mêmes lieux de pouvoir » et partage « les mêmes habitudes et les mêmes réflexes ». Selon lui, le pouvoir resterait ainsi concentré entre les mains d’une même élite politique et administrative.

Le maire de Cannes va plus loin en qualifiant cette élite de « caste » qui « confond sa survie avec celle du pays ». À l’en croire, cette classe dirigeante « s’affole » à l’approche de la présidentielle de 2027 et se montrerait « prête aujourd’hui à toutes les alliances de circonstances, à toutes les compromissions morales et politiques, à tous les reniements ». Dans ce registre, il fait allusion, sans le nommer explicitement dans ses discours rapportés, au quasi-soutien apporté récemment par le responsable LR Laurent Wauquiez à Édouard Philippe, fondateur du parti Horizons.

En s’attaquant aux « héritiers » du macronisme et à un « petit monde parisianiste », David Lisnard cherche à se positionner comme une alternative issue des territoires, en rupture avec les accords jugés opportunistes entre formations traditionnelles et ex-cadres de la majorité. S’il n’a pas détaillé lors de cette réunion les contours d’un programme, la mise en scène de ce lancement de campagne et la dénonciation des « compromissions » esquissent une stratégie centrée sur la critique de la continuité et du jeu d’alliances au sommet, à près de trois ans de l’échéance présidentielle.