
Der nordrhein-westfälische Innenminister Herbert Reul dringt auf eine gesonderte Erfassung von Gewalt gegen Beschäftigte im Gesundheitswesen in der Kriminalitätsstatistik. Attacken auf Notärzte, Pflegekräfte und andere Mitarbeiter in Praxen und Kliniken nähmen zu und beschränkten sich längst nicht mehr nur auf Rettungssanitäter, sagte der CDU-Politiker der „Rheinischen Post“. Um das Ausmaß des Problems präziser zu bewerten, solle es künftig eine eigene statistische Kategorie für entsprechende Delikte geben.
Reul begründet seinen Vorstoß mit der Notwendigkeit eines genaueren Lagebildes. „Mittlerweile ist das Problem größer geworden. Das will ich in Zahlen abbilden“, sagte er. Erst wenn sichtbar werde, wie viele Menschen tatsächlich betroffen seien, wachse auch die Bereitschaft, Sicherheitslücken zu erkennen und zu schließen. Als besonders drastisches Beispiel verwies Reul auf Fälle, in denen nach einem tödlichen Angriff im kriminellen Milieu Angehörige in einer Klinik randalieren und die Abläufe massiv stören.
Rückenwind erhält der Innenminister von den Ärztekammern, die seit Längerem vor einer „Gewaltspirale“ gegen medizinisches Personal warnen. Die Ärztekammer Niedersachsen hat unter anderem eine Verschärfung des Strafrechts gefordert. Verbale wie körperliche Übergriffe hätten oft langfristige Folgen für die Betroffenen, argumentiert die Kammer. Neben traumatischen Belastungen für die angegriffenen Beschäftigten werde im Moment des Übergriffs die Behandlung unterbrochen oder verzögert – mit potenziell hohen Risiken für die Patientensicherheit.
Aus Sicht der ärztlichen Selbstverwaltung geht es daher nicht nur um besseren Schutz der Beschäftigten, sondern auch um Stabilität in der Versorgung. Auf einem europaweiten Aktionstag gegen Gewalt im Gesundheitswesen hatte die Ärztekammer Niedersachsen im März auf diese Zusammenhänge hingewiesen. Reuls Vorstoß zur statistischen Erfassung fügt der Debatte nun eine innenpolitische Dimension hinzu: Verlässliche Daten sollen als Grundlage dienen, um Sicherheitskonzepte, Schulungsangebote und mögliche gesetzliche Anpassungen gezielter zu diskutieren.

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné six hommes, issus de la mouvance d’ultradroite pronazie, à des peines allant jusqu’à sept ans de prison pour un vaste trafic d’armes. Cinq d’entre eux, âgés de 22 à 25 ans, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs terroriste, au terme d’un procès ouvert le 23 juin et clos vendredi 3 juillet après huit jours d’audience. Les juges ont retenu l’existence d’un réseau structuré gravitant autour de l’extrême droite la plus radicale, où la circulation d’armes côtoyait des projets de violences ciblées.
Selon l’enquête, ce noyau de sympathisants néonazis nourrissait des projets violents visant des juifs, des musulmans, la communauté LGBTQ+ ainsi que des militants de gauche. Parmi les cinq jeunes condamnés figurent deux anciens militaires, dont l’un a été décrit à l’audience comme le pivot du trafic. Cet ex-soldat, élevé dans un environnement marqué par l’antisémitisme et un traditionalisme catholique, a lui aussi écopé de sept ans de prison, mais sans période de sûreté, la procureure estimant qu’il avait en partie « évolué ».
La peine la plus lourde, sept ans de prison assortis d’une période de sûreté aux deux tiers et d’un suivi sociojudiciaire de six ans, a visé le plus jeune des prévenus. Né d’une mère japonaise et d’un père marocain, il a réaffirmé à l’audience son rejet du métissage, tout en expliquant avoir « délaissé certaines thèses » d’ultradroite mais en avoir « gardé d’autres ». Son attitude jugée particulièrement rigide a pesé dans la décision. Son avocate, Dominique Petit, a annoncé son intention de faire appel, ouvrant la voie à un possible second round judiciaire.
Le sixième homme, un policier retraité de 61 ans, a pour sa part été condamné à cinq ans de prison pour trafic d’armes, dont 25 mois assortis d’un sursis probatoire sur trois ans. Les magistrats ont souligné que l’enquête n’avait pas établi qu’il avait conscience d’alimenter des projets d’attentats. La partie ferme de sa peine sera purgée sous bracelet électronique. Ces condamnations, qui frappent un groupe mêlant civils, ex-militaires et ancien policier, illustrent la vigilance accrue de la justice française face aux dérives violentes de l’ultradroite radicale et à la circulation d’armes en marge des institutions.