IfW hält an BIP-Prognose fest – Iran-Krieg drückt jedoch auf Perspektiven

12.06.2026


Das Kiel Institut für Weltwirtschaft (IfW) rechnet trotz der Belastungen durch den Krieg im Nahen Osten weiterhin mit einem leichten Wachstum der deutschen Wirtschaft. In seiner Sommerprognose bestätigt das Institut für das laufende Jahr einen Anstieg des Bruttoinlandsprodukts (BIP) um 0,8 Prozent. Zugleich werden die mittelfristigen Aussichten vorsichtiger eingeschätzt: Für 2027 senkten die Kieler Ökonomen ihre Prognose von bislang 1,4 auf nun 1,0 Prozent.

Als zentralen Belastungsfaktor nennt IfW-Präsident Moritz Schularick die Folgen des Iran-Kriegs. Der Anstieg der Rohstoffpreise erweise sich als hartnäckig und belaste die wirtschaftliche Dynamik voraussichtlich bis ins kommende Jahr hinein. Zu einer ähnlichen Einschätzung gelangt auch das Leibniz-Institut für Wirtschaftsforschung Halle (IWH), das ebenfalls auf den dämpfenden Effekt höherer Energie- und Rohstoffkosten verweist.

Nach Einschätzung des IfW wird die Konjunktur derzeit vor allem von der Finanzpolitik gestützt. Expansive Impulse aus öffentlichen Konsum- und Investitionsausgaben sollen einen Teil der Schwäche in anderen Bereichen kompensieren. Von den traditionell starken Wachstumstreibern der deutschen Wirtschaft – Exporten und Unternehmensinvestitionen – seien hingegen bislang kaum Anzeichen für eine kräftige Erholung zu erkennen, wie sie für frühere Aufschwungphasen typisch gewesen sei. Die Beschäftigungsperspektiven bewertet das Institut entsprechend verhalten.

Zwar hätten sich die Ausfuhren zuletzt stabilisiert, doch spricht das IfW nach den Rückgängen der vergangenen Jahre weiterhin nicht von einer dynamischen Exporterholung. Konjunkturexperte Stefan Kooths warnt in diesem Zusammenhang vor einer schwindenden internationalen Wettbewerbsfähigkeit: Diese Entwicklung dürfte nach seiner Einschätzung weitere Verluste an Weltmarktanteilen nach sich ziehen. Im Vergleich zu früheren Aufschwüngen fielen die erwarteten Zuwächse insgesamt mager aus, und ohne tiefgreifende Reformen zur Stärkung des Standorts drohe die deutsche Wirtschaft in ein Umfeld nachlassender Wachstumskräfte abzugleiten.

La cour d’appel de Paris acquitte l’ex-dirigeant d’ETA et débloque la euro-ordonnance espagnole

05.07.2026


La justice française a refermé jeudi un chapitre clé du long parcours judiciaire de José Antonio Urrutikoetxea, dit Josu Ternera, figure historique de l’organisation armée basque ETA. La cour d’appel de Paris l’a acquitté du chef d’« association de malfaiteurs terroriste » pour la période 2002-2005, estimant qu’il n’existait pas de preuves suffisantes de son appartenance à l’organisation durant ces années où il vivait en clandestinité sur le territoire français. Cette décision met fin au dernier dossier encore ouvert contre lui en France, après plus de quatre ans de procédures depuis son arrestation dans les Alpes en mai 2019.

Les magistrats parisiens ont jugé que les éléments avancés par le parquet – principalement des empreintes digitales et des traces ADN retrouvées dans des caches ou appartements de l’ETA à Lourdes et Villeneuve-sur-Lot en 2002 et 2005 – ne permettaient pas de démontrer ni les éléments matériels ni l’intention criminelle nécessaires à une condamnation. La présidente du tribunal a donc prononcé l’absolution, à rebours des réquisitions du ministère public, qui réclamait cinq ans de prison avec sursis et une mesure d’expulsion définitive du territoire français. Le parquet conserve la possibilité de faire appel de ce jugement, faute de quoi il deviendra définitif.

Paradoxalement, cet acquittement ne rapproche pas l’ancien dirigeant d’ETA d’une remise en liberté durable, mais d’un transfert vers l’Espagne. La disparition de toute affaire pendante en France fait tomber la dernière barrière juridique à l’exécution des mandats d’arrêt européens émis par la justice espagnole. La cour d’appel de Paris avait déjà accepté, début juin, le principe d’une euro-ordonnance de l’Audiencia Nacional, mais en avait différé l’exécution dans l’attente de la décision sur ce dernier dossier. Avec l’absolution de jeudi, la voie est désormais libre pour sa remise aux autorités judiciaires espagnoles.

Âgé de 75 ans et souffrant de problèmes de santé, Josu Ternera est réclamé par Madrid dans le cadre de deux procédures distinctes. L’une porte sur sa présumée implication dans l’attentat contre la caserne de la Garde civile à Saragosse en 1987, qui avait fait onze morts, dont cinq enfants. L’autre enquête concerne la supposée utilisation du réseau de herriko tabernas, des bars liés à la mouvance abertzale, pour le financement d’ETA. Après plus de seize ans de cavale, son arrestation en 2019 avait relancé ces dossiers côté espagnol. Désormais, avec la fermeture du contentieux français, la décision parisienne marque un tournant : elle ne disculpe pas l’ancien responsable basque des affaires instruites en Espagne, mais en rapproche au contraire l’examen par les tribunaux de l’autre côté des Pyrénées.