
Hotel101 Global Holdings Corp. ผู้ให้บริการแพลตฟอร์มฮอสพิทัลิตีแบบ asset-light ภายใต้โมเดล “คอนโดเทล” เดินหน้ารุกตลาดต่างประเทศต่อเนื่อง ด้วยการลงนามข้อตกลงร่วมทุนแบบเด็ดขาด (definitive binding agreements) เพื่อพัฒนาโครงการ Hotel101 Bangkok ซึ่งจะเป็นโครงการแฟล็กชิปในกรุงเทพฯ และนับเป็นอีกก้าวสำคัญในยุทธศาสตร์ขยายธุรกิจระดับนานาชาติของบริษัทที่จดทะเบียนในตลาดหลักทรัพย์แนสแด็กภายใต้ตัวย่อ HBNB
โครงการ Hotel101 Bangkok จะพัฒนาบนที่ดินเนื้อที่ราว 8,336 ตารางเมตรริมถนนพหลโยธิน หนึ่งในเส้นทางคมนาคมหลักของกรุงเทพฯ โดยตั้งเป้ามีห้องพักประมาณ 770 ห้อง ส่งผลให้เมื่อก่อสร้างแล้วเสร็จ โรงแรมแห่งนี้มีแนวโน้มจะขึ้นแท่นเป็นหนึ่งในสามโรงแรมที่มีจำนวนห้องพักมากที่สุดในกรุงเทพฯ ทำเลโครงการอยู่ติดสถานีรถไฟฟ้า BTS แยก ก.พ.อ. และอยู่ไม่ไกลจากท่าอากาศยานดอนเมือง เชื่อมต่อผู้โดยสารทั้งในและต่างประเทศเข้ากับย่านธุรกิจ แหล่งช้อปปิง และโหนดคมนาคมสำคัญในโซนเหนือของเมือง
ดีลครั้งนี้เป็นการร่วมทุนระหว่าง Hotel101 Global กับบริษัท ออริจิน โฮเทล จำกัด ซึ่งเป็นบริษัทย่อยของบริษัท ออริจิน พร็อพเพอร์ตี้ จำกัด (มหาชน) หรือ ORI ผู้พัฒนาอสังหาริมทรัพย์รายสำคัญในตลาดหลักทรัพย์แห่งประเทศไทยที่มีความเชี่ยวชาญด้านคอนโดมิเนียมใกล้แนวรถไฟฟ้า BTS และทางด่วน ทีมผู้บริหารทั้งสองฝ่าย รวมถึงผู้ก่อตั้ง Hotel101 Global อย่าง เอ็ดการ์ “อินจัป” เซีย ที่สอง (Edgar "Injap" Sia II) และทีมผู้บริหารระดับสูงของออริจิน นำโดยซีอีโอ พีระพงศ์ จรูญเอก ร่วมเป็นสักขีพยานในพิธีลงนามที่สำนักงานใหญ่ของออริจินในกรุงเทพฯ
Hotel101 Bangkok ถูกวางตำแหน่งให้เป็นการนำโมเดล “คอนโดเทล” ที่มีมาตรฐานเดียวกันทั่วโลกของ Hotel101 เข้าสู่ตลาดไทย โดยบริษัทคาดการณ์มูลค่ารายได้จากการขายของโครงการราว 1.925 พันล้านบาท (ประมาณ 58 ล้านดอลลาร์สหรัฐ) ความร่วมมือดังกล่าวผสานแพลตฟอร์มฮอสพิทัลิตีเชิงเทคโนโลยีของ Hotel101 เข้ากับประสบการณ์ด้านการพัฒนาโครงการใกล้ระบบรางของออริจิน ซึ่งสร้างชื่อจากการออกแบบที่โดดเด่น การจัดผังพื้นที่ใช้สอยที่เน้นการใช้งานจริง และการบริการหลังการขายที่แข็งแรง
การปักธงของ Hotel101 ในทำเลพหลโยธินตอนเหนือ ซึ่งเป็นหนึ่งในย่านที่โครงสร้างพื้นฐานด้านคมนาคมเติบโตเร็วที่สุดของกรุงเทพฯ ตอกย้ำบทบาทของเมืองในฐานะฮับด้านการท่องเที่ยวและธุรกิจของอาเซียน ขณะเดียวกันก็สะท้อนทิศทางใหม่ของผู้พัฒนาอสังหาริมทรัพย์ไทยอย่างออริจิน ที่ขยายจากตลาดที่อยู่อาศัยแนวคอนโดมิเนียมมาสู่เซกเมนต์โรงแรมขนาดใหญ่ที่เชื่อมกับระบบขนส่งมวลชนในเมืองโดยตรง

Des côtes normandes à la Méditerranée, les scientifiques décrivent une même dynamique : la multiplication et l’intensification des canicules marines désorganisent les écosystèmes et fragilisent des pans entiers de l’économie littorale. Jeudi, des chercheurs de l’Ifremer ont évoqué une « hécatombe invisible » sous l’eau, évoquant à la fois l’effondrement des populations de bulots en Manche, les difficultés croissantes de la filière ostréicole et la mortalité de nombreuses espèces en Méditerranée.
En Normandie, la baie de Granville (Manche) illustre ce basculement. L’eau de la Manche y a gagné localement 1,5 °C en quarante ans, un réchauffement que les bulots supportent mal. Longtemps deuxième espèce pêchée dans la région, avec près d’une centaine de bateaux et des captures de l’ordre de 10.000 tonnes par an pendant plus de vingt ans, la ressource s’est effondrée. Entre les années 2000 et 2017, ces volumes dépassaient encore 10.000 tonnes annuelles ; en 2025, les débarquements ont chuté de 80 %, à seulement 1.900 tonnes. Avec les canicules marines de cette année, les chercheurs s’attendent à de « très forts impacts » supplémentaires sur la pêcherie.
La filière ostréicole, qui représente « à peu près 10.000 à 20.000 emplois en France », selon Franck Lagarde, coordinateur du réseau d’observations des huîtres creuses Ecoscopa, est elle aussi sous tension. Décrivant la canicule marine de mai comme « la plus impactante qu’on ait jamais enregistrée depuis 1960 », il souligne qu’il est encore trop tôt pour en mesurer tous les effets. Mais dans l’Atlantique et la Manche, les vagues de chaleur se sont déjà traduites depuis cinq ans par une baisse des taux de croissance des naissains – les jeunes huîtres – de 14 % à 62 %. « La violence de ce qu’on vient de vivre nous a surpris », reconnaît-il, disant voir des signaux préoccupants pour l’ensemble de la filière.
Plus au sud, en Méditerranée, la hausse des températures se manifeste par des épisodes de mortalité massifs. L’océanographe et écologue Nathaniel Bensoussan redoute une « hécatombe invisible sous l’eau » et compare la situation à « un feu de forêt ». Lors d’une plongée en 2022, après un été déjà marqué par des canicules marines, il décrit l’impression de descendre dans un « cimetière marin », équivalent sous-marin d’une forêt brûlée, avec des mortalités récurrentes touchant plus d’une cinquantaine d’espèces entre la surface et 50 mètres de profondeur. Mer semi-fermée, la Méditerranée a connu depuis le début de l’année des vagues de chaleur sur 98 % de sa surface, avec un record de température en juin à 24,34 °C, selon le service européen Copernicus Marine. Dans ce contexte, la raréfaction des grandes algues et la mortalité de gorgones rouges, ces coraux mous qui abritent une riche biodiversité, accentuent la pression sur des écosystèmes déjà fragilisés.