
EDF prend la tête de file des partenaires des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. L’énergéticien est devenu le premier partenaire « premium » et « fondateur » du comité d’organisation, prolongeant ainsi son engagement après Paris 2024. L’accord, conclu ces derniers jours et officialisé jeudi 2 juillet, marque une étape clé pour le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), qui cherche à enclencher la dynamique de financement de l’événement.
Le partenariat a été dévoilé au barrage du Chevril à Tignes, le plus haut de France, symbole assumé de la stratégie énergétique du projet. « Nous voulons mettre toute notre expertise au service d’une ambition commune : faire de ces Jeux un accélérateur de la transition énergétique des territoires de montagne », a déclaré Bernard Fontana, PDG d’EDF. Le groupe entend notamment « accompagner l’électrification des mobilités, en particulier vers et dans les stations de montagne », dans un contexte où la réduction de l’empreinte carbone des grands événements sportifs est devenue un enjeu central.
Ni la durée précise ni le montant du contrat n’ont été rendus publics. Pour Paris 2024, la contribution d’EDF avait été estimée à plus de 100 millions d’euros. Pour les Alpes 2030, le Cojop vise un total de 590 millions d’euros de partenariats, dont EDF constitue la première pierre. Après une séquence marquée par une crise de gouvernance et un calendrier jugé particulièrement serré, cet accord est perçu par les organisateurs comme « le coup d’envoi d’une dynamique qui ouvre des perspectives ».
Ce nouveau jalon intervient alors que le projet Alpes 2030 enchaîne les décisions structurantes : présentation des emblèmes à Briançon, validation du ski-alpinisme au programme par le Comité international olympique et finalisation de la carte des sites, notamment autour de stations historiques comme Val d’Isère. Sous la présidence d’Edgar Grospiron, le comité d’organisation cherche désormais à capitaliser sur l’effet d’entraînement du partenariat EDF pour attirer d’autres grands sponsors et consolider la trajectoire budgétaire et environnementale des Jeux d’hiver dans les Alpes françaises.

Le compte à rebours est lancé pour Duralex. Placée en redressement judiciaire le 1er juin, la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) est désormais engagée dans un plan de cession validé par le tribunal de commerce d’Orléans début juillet. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 6 août pour déposer un dossier complet, avant une audience clé fixée au 17 septembre qui doit examiner les offres et tracer les lignes du futur de l’entreprise et de ses 243 salariés.
Fondée en 1945 et connue pour ses verres de cantine réputés incassables, Duralex affronte son cinquième redressement judiciaire en un peu plus de vingt ans. Deux ans après avoir été reprise en Scop par ses propres salariés, l’usine n’a pas réussi à surmonter ses difficultés financières. Le tribunal a accordé une période d’observation de six mois avec poursuite d’activité, mais le sort du site et de son savoir-faire industriel dépend désormais de l’issue du plan de cession.
Selon le syndicat Force ouvrière, une quarantaine de marques d’intérêt ont été recensées, sans qu’aucune ne se soit pour l’instant concrétisée en offre formalisée. À l’audience, aucun nom de repreneur potentiel n’a été évoqué. Les syndicats insistent sur la nécessité d’un « projet industriel sérieux » porté par un repreneur « compétent » capable de maintenir l’activité sur le site. Des élus locaux alertent sur le risque de voir émerger des candidats intéressés par la seule marque Duralex, sans engagement sur la production et l’outil industriel.
Dans l’usine, l’activité a été ajustée pour préserver la trésorerie. La production, mise en pause le 12 juin afin de réduire les charges et de concentrer les équipes sur l’emballage et la préparation des commandes, a redémarré avec la relance d’une ligne de fabrication. À l’extérieur, une quarantaine de militants, à l’appel de la CGT, se sont rassemblés devant le tribunal d’Orléans lors de la dernière audience pour afficher leur soutien à la verrerie et rappeler l’enjeu social et industriel de ce nouveau tournant pour Duralex.