
Badan Meteorologi Klimatologi dan Geofisika (BMKG) Stasiun Meteorologi Yogyakarta mencatat kehadiran Siklon Tropis Bavi di Samudera Pasifik utara Papua yang kini ikut membentuk pola cuaca di sebagian Pulau Jawa, termasuk Daerah Istimewa Yogyakarta (DIY). Kepala Stasiun Meteorologi Yogyakarta Feriomex Hutagalung menjelaskan, sistem siklon tersebut membuat angin timuran tetap dominan di kawasan ini, sehingga memengaruhi kondisi atmosfer dalam beberapa hari ke depan.
Berdasarkan analisis terkini, BMKG menemukan profil kelembapan udara vertikal di wilayah DIY pada ketinggian sekitar 1,5 hingga 3 kilometer berada pada kisaran 40 hingga 90 persen. Konfigurasi kelembapan di lapisan 850 sampai 700 milibar itu dinilai kurang mendukung pembentukan awan konvektif secara signifikan. Alhasil, peluang terjadinya awan-awan penghasil hujan lebat relatif rendah dan wilayah ini lebih berpotensi mengalami cuaca cerah berawan di periode awal Juli.
Untuk prospek cuaca tiga harian pada 5–7 Juli, BMKG memprakirakan DIY akan didominasi kondisi cerah berawan. Meski di daratan cuaca relatif bersahabat, laut selatan Yogyakarta justru diproyeksikan mengalami gelombang bervariasi dari kategori sedang hingga tinggi. Pada 5 dan 6 Juli, tinggi gelombang diperkirakan berada pada rentang 1,25 hingga 2,5 meter, sementara pada 7 Juli berpotensi meningkat hingga sekitar 2,5 sampai 4 meter, yang sudah masuk kategori tinggi.
BMKG mengimbau masyarakat mewaspadai cuaca panas pada siang hari dengan menjaga kecukupan asupan cairan dan membatasi aktivitas luar ruangan yang tidak mendesak. Peringatan lebih tegas disampaikan kepada wisatawan di pantai selatan agar tidak berenang atau beraktivitas terlalu dekat dengan bibir pantai serta mematuhi arahan petugas setempat. Nelayan dan pelaku aktivitas kelautan juga diminta memperhatikan potensi gelombang tinggi dan angin kencang yang dapat memengaruhi keselamatan pelayaran dalam beberapa hari mendatang.

La France affronte déjà son troisième épisode de fortes chaleurs depuis le début de l’année, quelques jours seulement après une canicule qualifiée d’historique. Dimanche, sept départements du Sud – l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales – ont été placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant avoisiner les 40 °C, notamment en ex-région Languedoc-Roussillon. Météo-France prévoit que les fortes chaleurs gagneront du terrain vers le nord ce lundi 6 juillet 2026 et n’exclut pas d’étendre la vigilance à d’autres territoires.
Si les prévisionnistes soulignent que « les températures sont un cran en dessous » de celles enregistrées lors de la précédente canicule, la nouvelle vague pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain. Les minimales restent élevées sur le pourtour méditerranéen et dans la moyenne vallée du Rhône, souvent comprises entre 21 et 25 °C, avec des pointes à 27 °C localement. Ce troisième épisode survient après une séquence de mai jugée exceptionnelle par sa précocité et une canicule de deux semaines dans la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des niveaux records et entraîné de graves conséquences sanitaires.
La répétition des fortes chaleurs s’accompagne d’un risque d’incendie particulièrement élevé dans les régions méditerranéennes. Météo-France met en garde contre des vents parfois forts susceptibles de favoriser la propagation des feux et classe sept départements du Sud en « risque très élevé » dans son bulletin dédié à la météo des forêts. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie déclenché samedi soir dans un massif difficile d’accès à Trévillach a parcouru près de 1 000 hectares. Selon la préfecture, le feu « n’est plus en propagation libre » mais reste sous surveillance. Dans la Drôme, un incendie de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé de superficie dans la nuit, mobilisant plus de 300 pompiers qui tentent d’en ralentir la progression jugée « défavorable ».
Au-delà de la gestion d’urgence, la nouvelle offensive du thermomètre ravive un débat politique déjà vif sur la manière d’adapter le pays à des canicules appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses. La question de la climatisation s’est imposée comme un symbole des divergences de stratégie. Lors de l’épisode de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est opposée à l’idée de déployer « la clim partout » comme réponse à l’adaptation au changement climatique, tandis que le Rassemblement national défendait un « plan clim » chiffré à 40 milliards d’euros.
Dimanche, le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, est venu bousculer le débat en prenant clairement position en faveur d’un recours accru à la climatisation. « Je ne comprends pas les gens (...) qui s’obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu’ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral pour le RN », a-t-il déclaré sur France Info, visant explicitement la ministre de la Transition écologique. Sur fond de vigilance orange, de forêts en flammes et de mortalité en hausse lors des précédents épisodes, la France se retrouve ainsi à arbitrer entre impératifs sanitaires immédiats, maîtrise de la demande énergétique et stratégie de long terme face à des étés de plus en plus extrêmes.