
Hong Kong will mark the 29th anniversary of the establishment of the Hong Kong Special Administrative Region on Wednesday with an official flag-raising ceremony at Golden Bauhinia Square in Wan Chai, followed by a government reception at the city’s main convention venue. Chief Executive John Lee Ka-chiu and senior officials are scheduled to attend both events as the city stages its annual commemoration of the July 1 handover.
The flag-raising will take place at 8 a.m. outside the Hong Kong Convention and Exhibition Centre at Golden Bauhinia Square. Representatives from various community sectors and members of disciplined and uniformed groups are invited to attend, though authorities say there will be no public viewing area on site. The Hong Kong Police Band is set to perform, while singers Lam Chun and Yau Tsz-chin will lead the national anthem, joined by choirs from Belilios Public School and Queen’s College. Disciplined services will conduct salutes from the air and at sea as part of the ceremony.
After the ceremony, the government will host a celebration reception in the Grand Hall on the third floor of the Convention and Exhibition Centre, with the chief executive officiating. Police have announced special traffic arrangements in the vicinity of Golden Bauhinia Square during the events, and authorities have urged motorists to pay attention to temporary diversions and road closures in the Wan Chai area.
Across Hong Kong Island, Kowloon and the New Territories, districts have been decorated to mark the 29th anniversary of the city’s return. Large banners celebrating the founding of the SAR are visible along major roads, while buses and trams carrying commemorative designs are running through residential and commercial neighborhoods. Numerous landmarks and community spots have been lined with national and regional flags, creating what local media described as a “red sea” of decorations. Schools, traditional community groups and rural leaders have also taken part in the displays, underscoring efforts to present a festive atmosphere and an image of stability and prosperity as Hong Kong commemorates nearly three decades since the establishment of the SAR.

À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.
Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.
Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.
Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.