從「一拳」到「獵人」:國安處連環行動下的香港獨立書店生存考題

05.07.2026


香港一間被視為獨立文化空間的「獵人書店」,本週成為最新一宗國家安全案件焦點。香港警務處國家安全處於6月24日在深水埗採取行動,搜查該書店並拘捕一男一女兩名負責人。當局指,兩人涉嫌在店內展示及出售具「煽動意圖」物品和刊物,內容包括煽動他人對香港特區政府、司法機構及執法部門產生憎恨,並涉嫌收取外國政治組織多筆匯款,被控違反《維護國家安全條例》下的煽動罪,以及《有組織及嚴重罪行條例》下俗稱「洗黑錢」的罪行。

警方表示,兩名被捕人士涉及《維護國家安全條例》第二十四條「出於煽動意圖作出具煽動意圖的作為」及《有組織及嚴重罪行條例》第二十五條「處理已知道或相信為代表從可公訴罪行得益的財產」。兩罪如首次定罪,最高可分別判監七年及十四年。警方在書店及被捕人士住所檢取一批被指具煽動意圖的物品、書籍及文件。雖然警方未有公開具體書目,但多家本地媒體及親建制報章早前曾指,獵人書店長期出售多本被形容為「抹黑中國中央及特區政府」的書籍,其中包括由壹傳媒前董事祈福德撰寫的《黎智英傳》,以及政治漫畫家尊子的作品。

這是香港國安處今年內第二次以國安相關罪名行動指向獨立書店。3月,深水埗另一間獨立書店「一拳書館」負責人龐一鳴及三名店員,因涉嫌出售具煽動意圖刊物被捕,當時被檢走的書籍同樣包括《黎智英傳》。隨著《香港國安法》及《維護國家安全條例》生效後的多宗案件,獨立書店在香港的經營風險急速升溫,既面對國安審視,也承受來自不同政府部門頻密巡查及親政府媒體點名批評。獵人書店自2022年開業以來,多次被公司註冊處、勞工署、稅務局、消防處及食環署等以「接獲投訴」為由巡查,其舉辦的獨立書展和分享活動亦被《文匯報》等形容為充滿「軟對抗」意味。

有關行動觸發多個國際及本地人權組織關注。人權觀察批評,當局把賣書與舉辦講座視為潛在罪行,指事件暴露香港國家安全體制的風險,並憂慮隨著北京加強對香港的管治,這座城市正在流失開放性與思想多樣性。香港自由委員會基金會則引述《黎智英傳》作者祈福德的說法,稱「一個恐懼一本書的政府,就是在恐懼真相」,並認為今次拘捕不僅涉及審視「敏感」書籍,更關乎香港剩餘的思想及討論空間。另一方面,時事評論員注意到,當局此次在「新煽動罪」之外,同時動用「洗黑錢」條文,認為當局或有意將相關財罪納入國安體系審理,加強對資金流動及民間組織運作的監管。

香港警方呼籲公眾「切勿以身試法」,而支持出版及表達自由的聲音則憂慮,獨立書店作為政治收縮後市民閱讀與交流的替代空間,正面臨更大的不確定性。隨著包括「一拳書館」在內的多間書店先後因國安與各類規管問題承壓甚至結業,業界與關注者正觀察,獵人書店案件如何發展,將成為衡量香港閱讀與文化空間邊界的一項關鍵指標。

Compte à rebours pour Duralex, en quête d’un repreneur industriel

05.07.2026


Le compte à rebours est lancé pour Duralex. Placée en redressement judiciaire le 1er juin, la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret) est désormais engagée dans un plan de cession validé par le tribunal de commerce d’Orléans début juillet. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 6 août pour déposer un dossier complet, avant une audience clé fixée au 17 septembre qui doit examiner les offres et tracer les lignes du futur de l’entreprise et de ses 243 salariés.

Fondée en 1945 et connue pour ses verres de cantine réputés incassables, Duralex affronte son cinquième redressement judiciaire en un peu plus de vingt ans. Deux ans après avoir été reprise en Scop par ses propres salariés, l’usine n’a pas réussi à surmonter ses difficultés financières. Le tribunal a accordé une période d’observation de six mois avec poursuite d’activité, mais le sort du site et de son savoir-faire industriel dépend désormais de l’issue du plan de cession.

Selon le syndicat Force ouvrière, une quarantaine de marques d’intérêt ont été recensées, sans qu’aucune ne se soit pour l’instant concrétisée en offre formalisée. À l’audience, aucun nom de repreneur potentiel n’a été évoqué. Les syndicats insistent sur la nécessité d’un « projet industriel sérieux » porté par un repreneur « compétent » capable de maintenir l’activité sur le site. Des élus locaux alertent sur le risque de voir émerger des candidats intéressés par la seule marque Duralex, sans engagement sur la production et l’outil industriel.

Dans l’usine, l’activité a été ajustée pour préserver la trésorerie. La production, mise en pause le 12 juin afin de réduire les charges et de concentrer les équipes sur l’emballage et la préparation des commandes, a redémarré avec la relance d’une ligne de fabrication. À l’extérieur, une quarantaine de militants, à l’appel de la CGT, se sont rassemblés devant le tribunal d’Orléans lors de la dernière audience pour afficher leur soutien à la verrerie et rappeler l’enjeu social et industriel de ce nouveau tournant pour Duralex.