三接二期預算自94億增至253億受質疑 皇昌營造與世曦金流遭檢調追查

05.07.2026


中油第三座天然氣接收站(觀塘三接)第二期外推防波堤工程傳出重大採購爭議,遭匿名檢舉從原先約新台幣94億元的初估預算,多次調整後標案金額暴增至約253億元,疑涉「浮報逾百億元」,並衍生特定廠商收取佣金、回扣等指控。台北地檢署自去年起布建專案小組,先後啟動四波搜索行動,對中油委外設計單位台灣世曦工程顧問公司及得標承包商皇昌營造等相關人員展開偵查,顯示司法單位已將此案列為重大工程採購案重點追查對象。

檢方指出,案情起於2025年接獲匿名檢舉函,內容指防波堤工程原始規劃預算約94億元,後在短時間內歷經至少四度加價,最終標價達253億餘元,並聲稱在「中油不缺錢」等暗示下,預算數字被不斷上調。專案小組進一步分析相關金流,發現「監造」單位台灣世曦前董事長施義芳與「包商」皇昌營造之間,疑似存在多筆異常金流,因而啟動多輪搜索與約談,以釐清預算調整過程與標案決標機制是否涉及不法。

北檢去年底先鎖定中油與台灣世曦,分別在12月間及今年1月共執行三波搜索,前往公司辦公室及相關人員住居所、辦公地點等十餘處,並約談施義芳及世曦港灣工程部主管張欽森、經理陳建中等人,訊後均請回。經檢方與廉政署、調查局檢視前幾波行動扣得的大量帳冊與文件後,23日再發動第四波偵查行動,持法院搜索票兵分27路進入皇昌營造公司及董事長江程金等相關人員的住所與辦公室,同步傳喚江程金、公司高層與中油工程單位主管在內共14人到案說明。馬拉松式訊問持續至24日清晨,檢察官認為仍有事證待比對與釐清,遂暫時請14名被告與相關人員全數請回。

在外界對「94億暴增到253億」的質疑聲浪發酵之際,中油對外澄清,預算暴增的說法並非事實,強調整體採購程序均依《政府採購法》辦理,且委託台灣世曦進行設計與預算規劃後,相關資料經內部及外部檢視,並未發現所謂「浮報百億」的情況。台灣世曦同樣表示,調閱過往設計與估算資料後,未見預算遭刻意抬高的證據。由於司法調查仍在進行中,檢方目前尚未對外說明具體涉案金額與涉案人刑責評估,後續如何界定工程必要預算調整與不法圖利之間的界線,及是否牽動公營事業大型能源建設招標流程的制度檢討,備受關注。

Canicule répétée, forêts en flammes: la climatisation au cœur des stratégies d’adaptation

05.07.2026


La France affronte déjà son troisième épisode de fortes chaleurs depuis le début de l’année, quelques jours seulement après une canicule qualifiée d’historique. Dimanche, sept départements du Sud – l’Ardèche, l’Aude, la Drôme, le Gard, le Vaucluse, l’Hérault et les Pyrénées-Orientales – ont été placés en vigilance orange canicule, avec des températures pouvant avoisiner les 40 °C, notamment en ex-région Languedoc-Roussillon. Météo-France prévoit que les fortes chaleurs gagneront du terrain vers le nord ce lundi 6 juillet 2026 et n’exclut pas d’étendre la vigilance à d’autres territoires.

Si les prévisionnistes soulignent que « les températures sont un cran en dessous » de celles enregistrées lors de la précédente canicule, la nouvelle vague pourrait se prolonger jusqu’au week-end prochain. Les minimales restent élevées sur le pourtour méditerranéen et dans la moyenne vallée du Rhône, souvent comprises entre 21 et 25 °C, avec des pointes à 27 °C localement. Ce troisième épisode survient après une séquence de mai jugée exceptionnelle par sa précocité et une canicule de deux semaines dans la seconde moitié de juin, pendant laquelle les températures moyennes ont atteint des niveaux records et entraîné de graves conséquences sanitaires.

La répétition des fortes chaleurs s’accompagne d’un risque d’incendie particulièrement élevé dans les régions méditerranéennes. Météo-France met en garde contre des vents parfois forts susceptibles de favoriser la propagation des feux et classe sept départements du Sud en « risque très élevé » dans son bulletin dédié à la météo des forêts. Dans les Pyrénées-Orientales, un incendie déclenché samedi soir dans un massif difficile d’accès à Trévillach a parcouru près de 1 000 hectares. Selon la préfecture, le feu « n’est plus en propagation libre » mais reste sous surveillance. Dans la Drôme, un incendie de forêt qui brûle depuis trois jours dans une zone montagneuse inhabitée a plus que doublé de superficie dans la nuit, mobilisant plus de 300 pompiers qui tentent d’en ralentir la progression jugée « défavorable ».

Au-delà de la gestion d’urgence, la nouvelle offensive du thermomètre ravive un débat politique déjà vif sur la manière d’adapter le pays à des canicules appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses. La question de la climatisation s’est imposée comme un symbole des divergences de stratégie. Lors de l’épisode de juin, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, s’est opposée à l’idée de déployer « la clim partout » comme réponse à l’adaptation au changement climatique, tandis que le Rassemblement national défendait un « plan clim » chiffré à 40 milliards d’euros.

Dimanche, le chercheur François Gemenne, coauteur de rapports du GIEC, est venu bousculer le débat en prenant clairement position en faveur d’un recours accru à la climatisation. « Je ne comprends pas les gens (...) qui s’obstinent à refuser la climatisation. Ça veut dire qu’ils acceptent de transformer les canicules en tract électoral pour le RN », a-t-il déclaré sur France Info, visant explicitement la ministre de la Transition écologique. Sur fond de vigilance orange, de forêts en flammes et de mortalité en hausse lors des précédents épisodes, la France se retrouve ainsi à arbitrer entre impératifs sanitaires immédiats, maîtrise de la demande énergétique et stratégie de long terme face à des étés de plus en plus extrêmes.