
หญิงชาวไทย ปวิณี สุพศิริวิศาล ปรากฏตัวต่อหน้าศาลคามายุตในนครย่างกุ้งเมื่อวันอังคาร เพื่อรับการพิจารณาคดีข้อหาละเมิดกฎหมายคนเข้าเมืองเมียนมา ซึ่งเชื่อมโยงกับข้อกล่าวหาว่าเธอมีส่วนเกี่ยวข้องกับการเสียชีวิตของอดีตสามีซึ่งเป็นนักการทูตสหรัฐอเมริกาประจำย่างกุ้ง ตามข้อมูลจากทนายความที่ติดตามคดีและรายงานของสื่อระหว่างประเทศ
แม้ปวิณีจะถูกตั้งข้อหาฆ่าคนตายในเหตุการณ์เมื่อเดือนพฤษภาคม ซึ่งพบศพนักการทูตสหรัฐฯ ในที่พักแห่งหนึ่งในย่างกุ้ง แต่กระบวนการยุติธรรมของเมียนมากำลังเริ่มจากคดีละเมิดกฎหมายคนเข้าเมืองเป็นขั้นแรก กฎหมายดังกล่าวถูกใช้กับชาวต่างชาติที่ถูกกล่าวหาว่าก่ออาชญากรรมในประเทศ โดยโทษจำคุกตามข้อหานี้อยู่ในกรอบตั้งแต่หกเดือนจนถึงห้าปี
การไต่สวนในศาลคามายุตซึ่งเป็นนัดที่สอง มีพยานฝ่ายโจทก์สามราย รวมถึงเจ้าหน้าที่ตรวจคนเข้าเมือง ให้การต่อศาล ตามคำบอกเล่าของทนายความที่ขอไม่เปิดเผยชื่อเนื่องจากกังวลผลกระทบจากรัฐบาลทหารเมียนมา เจ้าหน้าที่จากแผนกตรวจคนเข้าเมืองและทะเบียนราษฎร์เขตคามายุตยังยืนยันต่อสำนักข่าวต่างประเทศว่ามีพยานเข้าให้การ แต่ปฏิเสธเปิดเผยรายละเอียดเพิ่มเติม ขณะที่ยังไม่ชัดเจนว่าจำเลยได้ให้การรับสารภาพหรือปฏิเสธข้อหาแล้วหรือไม่
กระบวนการพิจารณาคดีในข้อหาคนเข้าเมืองคาดว่าจะดำเนินในศาลระดับทาวน์ชิป ก่อนที่เมียนมาจะเปิดการพิจารณาคดีข้อหาฆ่าคนตาย ซึ่งตามประมวลกฎหมายอาญาของเมียนมา หากศาลพิพากษาว่ามีความผิด โทษอาจตั้งแต่จำคุก 10 ปีไปจนถึงโทษประหารชีวิต ทั้งนี้ ทางการเมียนมาและหน่วยงานที่เกี่ยวข้องให้ข้อมูลกับสื่ออย่างจำกัด ขณะที่กระบวนการยุติธรรมดำเนินไปภายใต้บริบทของประเทศที่อยู่ภายใต้การปกครองของกองทัพและเผชิญความขัดแย้งภายในอย่างต่อเนื่อง

À partir du 4 juillet 2026, Avignon redevient pour trois semaines la capitale mondiale du théâtre, avec une édition hautement symbolique : le Festival « In » fête ses 80 ans, tandis que le « Off » célèbre son 60e anniversaire. Le directeur Tiago Rodrigues, reconduit pour quatre ans, a voulu transformer ce millésime en « célébration des arts vivants », en alignant davantage de spectacles, une majorité de créations et une grande diversité d’esthétiques. Au programme : théâtre, danse, performances, cirque, et une ouverture en forme de choc esthétique avec un spectacle-fleuve de cinq heures dans la Cour d’honneur du palais des Papes.
Cette édition se distingue aussi par la place donnée aux femmes à la mise en scène, devenues majoritaires, et par un accent assumé sur les artistes internationaux, notamment sud-coréens. Après l’anglais, l’espagnol et l’arabe les années précédentes, le coréen est la langue à l’honneur, dans un contexte où la présence de la romancière Han Kang, prix Nobel de littérature 2024, doit marquer les esprits. En ouverture, Julien Gosselin, directeur de l’Odéon-Théâtre de l’Europe, présente « Maldoror », vaste fresque inspirée de Roberto Bolaño et de Lautréamont, qui interroge la notion de mal et la manière dont les artistes s’en emparent.
Au-delà du In, le Off confirme son rôle de véritable cœur économique et artistique du rendez-vous, avec quelque 1 700 spectacles au programme et environ 300 000 spectateurs recensés l’an dernier par Avignon Festival & Compagnies. La ville se transforme en « marché » du spectacle vivant, vitrine essentielle pour des compagnies qui peinent à exister ailleurs. Une enquête Ipsos-BVA souligne par ailleurs l’attachement du public : 72 % des Français considèrent le théâtre comme un pilier essentiel de la culture et de la société, et la fréquentation des salles a progressé à 13 millions de spectateurs sur douze mois, contre 11,3 millions l’année précédente. Plusieurs représentations du In affichent déjà complet, alors que 136 000 à 151 000 places sont mises en vente selon les décomptes fournis.
Derrière cette effervescence, les professionnels restent toutefois préoccupés par la conjoncture. Les coupes budgétaires qui frappent le secteur, conjuguées à des déprogrammations pour motifs idéologiques, nourrissent la crainte d’un rétrécissement de la liberté de création. La récente annulation par la municipalité de Castres d’une pièce relatant des récits d’exilés a agi comme un signal d’alarme pour de nombreux acteurs du festival. Dans ce climat tendu, Tiago Rodrigues veut faire de cette 80e édition non seulement une fête, mais aussi une « fête des questionnements », conclue par une nuit de réflexions dans la Cour d’honneur avec artistes, scientifiques, philosophes et personnalités de la société civile, pour interroger le rôle de l’art dans un monde en mutation.